Encore, pour s’attacher à l’essentiel et rejeter l’accessoire

Encore, pour s’attacher à l’essentiel et rejeter l’accessoire, décomposer l’action en plusieurs actes, répartir la tâche entre tous de façon que chacun concoure au but commun, faut-il au chef la capacité d’embrasser les ensembles, d’attribuer aux objets l’importance relative qu’ils méritent, de discerner les enchaînements et les limites. Or, cette aptitude à la synthèse ne vas pas une puissante capacité de réflexion, car on ne peut distinguer les grandes lignes des détails ni comparer les valeurs sans y rassembler tout l’effort de la pensée, de même qu’au stéréoscope on n’aperçoit pas le relief d’une image sans y concentrer la vue. C’est pourquoi tous les grands hommes d’action furent des méditatifs. Tous possédaient, au plus haut degré, la faculté de se replier sur eux-mêmes, de délibérer au-dedans. Tous auraient pu dire, comme Napoléon : « l’homme de guerre doit être capable de considérer fortement et longtemps les mêmes objets sans en être fatigué »

Charles de Gaulle,

Livre « Fil de l’épée »

Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France.

Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France. Le
sentiment m’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi
d’affectif imagine naturellement la France telle la princesse des
contes ou la madonne aux fresques des murs Côme vouée à une destinée
éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct l’impression que la
providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs
exemplaires.
S’il advient que la médiocrité marque, pourtant ses faits et gestes
j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie

Sur la pente que gravit la France

Sur la pente que gravit la France, ma mission est toujours de la
guider vers le haut, tandis que toutes les voix d’en bas m’appellent
sans cesse à descendre. Ayant, une fois encore, choisi de m’écouter,
elle s’est tirée du marasme et vient de franchir l’étape du
renouveau. Mais à partir de là, tout comme hier , je n’ai à lui
montrer d’autre but que la cime, d’autre route que l’effort.
Mémoires d’espoir tome 1 le renouveau 1970
Ch de Gaulle

Georges Clemenceau

Il n’est pas de meilleur moyen de servir sa mémoire que de faire connaître sa vie, son action, sa passion auxquelles je ne crois pas qu’aucune vie, aucune action, aucune passion ne puisse être comparée. Il fut à lui seul, et pour ainsi dire en chacun de ses jours, un drame. C’est là sa marque.
Lettre de Charles de Gaulle
à Georges Wormser
à propos de Georges Clemenceau

Les Régions

« L’effort multiséculaire de centralisation, qui … fut longtemps nécessaire pour réaliser et maintenir son unité malgré les divergences des provinces qui lui étaient successivement rattachées, ne s’impose plus désormais. Au contraire, ce sont les activités régionales qui apparaissent comme les ressorts de sa puissance économique de demain. »

Charles de Gaulle
24 mars 1968

Encore, pour s’attacher à l’essentiel et rejeter l’accessoire, décomposer l’action en plusieurs actes, répartir la tâche entre tous de façon que chacun concoure au but commun, faut-il au chef la capacité d’embrasser les ensembles, d’attribuer aux objets l’importance relative qu’ils méritent, de discerner les enchaînements et les limites. Or, cette aptitude à la synthèse ne vas pas une puissante capacité de réflexion, car on ne peut distinguer les grandes lignes des détails ni comparer les valeurs sans y rassembler tout l’effort de la pensée, de même qu’au stéréoscope on n’aperçoit pas le relief d’une image sans y concentrer la vue. C’est pourquoi tous les grands hommes d’action furent des méditatifs. Tous possédaient, au plus haut degré, la faculté de se replier sur eux-mêmes, de délibérer au-dedans. Tous auraient pu dire, comme Napoléon : « l’homme de guerre doit être capable de considérer fortement et longtemps les mêmes objets sans en être fatigué. »

Charles de Gaulle,

Livre « Fil de l’épée »