A Noël, je n’ai pas plus envie de rose que je ne voudrais de neige au printemps. J’aime chaque saison pour ce qu’elle apporte.
William Shakespeare
Auteur : JANCZAK GERARD
Celui qui n’a pas Noël dans le coeur
« Celui qui n’a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre. »
Roy Lemon Smith
Magie de Noël
Citations de Noël
« Noël est là,
Ce joyeux Noël, des cadeaux plein les bras,
Qui réchauffe nos coeurs et apporte la joie,
Jour des plus beaux souvenirs,
Plus beau jour de l’année. »
Washington Irving

« Noël, c’est la veille, c’est l’attente. »
Georges Dor

« Sans les cadeaux, Noël ne serait pas Noël. »
Louisa May Alcott

« Joyeux, joyeux Noël
Aux mille bougies
Quand chantent vers le ciel
Les cloches de la nuit. »
(Chanson « vive le vent »)


« J’avais mis mes souliers devant la cheminée, le Père Noël m’a apporté des pieds. »
Philippe Geluck

« J’ai compris que le Père Noël n’existait pas quand j’avais 5 ans. Je suis entrée dans un grand magasin et il m’a demandé un autographe. »
Shirley Temple

Citations d’inspiration religieuse
« Le ciel est noir, la terre est blanche,
Cloches, carillonnez gaîment !
Jésus est né. La Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid,
Rien que des toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.
Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et, pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le bœuf soufflent dessus.
La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers : « Noël ! Noël ! »
Théophile Gautier

« L’Etoile brille en la nuit fraîche,
Les Anges chantent « Gloria » !
Et le Christ, au fond d’une crèche,
Vient renaître pour mon rachat. »
Théodore Botrel

« Il est né le divin Enfant,
Jouez hautbois, résonnez musettes !
Il est né le divin Enfant,
Chantons tous son avènement ! »
Benoit Zukferey

« C’est Noël chaque fois qu’on essuie une larme dans les yeux d’un enfant,
C’est Noël chaque fois qu’on dépose les armes, chaque fois qu’on s’entend,
C’est Noël chaque fois qu’on arrête une guerre et qu’on ouvre ses mains,
C’est Noël chaque fois qu’on force la misère à reculer plus loin. »
Ouvrir une école, c’est fermer une prison
Ayant récemment découvert les possibilités du blog dont disposent les abonnés de Mediapart, j’en profite pour publier des textes écrits pour le journal de l’école de mes enfants l’année dernière. J’avais écrit ces textes suite aux réactions d’une minorité de parents hostiles à la scolarisation de quelques enfants roms (qui par ailleurs se passait très bien) dans l’école. Le permier, que je reproduis ci-dessous, était consacré à la place de l’éducation pour tous dans la réflexion de Victor Hugo, l’un des pères de notre République. Hélène Boilley
« Ouvrir une école, c’est fermer une prison ».
Cette célèbre citation n’est probablement pas de Victor Hugo quoiqu’on la lui attribue souvent. Il est en tous cas impossible d’en trouver facilement la source et elle n’est pas tirée des Misérables comme certains le prétendent. Mais cette phrase fait largement écho à la pensée d’Hugo sur l’éducation. Le fait qu’on la reprenne si souvent aujourd’hui montre également l’empreinte de cette pensée sur notre façon de penser le rôle social de l’école.
L’une des sources de cette fameuse phrase est probablement à chercher dans un court roman écrit en 1834 : Claude Gueux. Hugo y raconte l’itinéraire d’un homme condamné aux travaux forcés pour un vol destiné à faire survivre sa famille affamée. Séparé arbitrairement d’un codétenu auquel il s’était attaché, il finit par tuer son geôlier, parfaitement conscient qu’il sacrifie sa propre vie par cet acte. Hugo reprend la parole à la fin de son texte en s’adressant directement aux parlementaires de son temps : il critique la peine de mort et, plus largement, la manière dont la société traite la misère et la criminalité qu’elle génère.
« Messieurs, il se coupe trop de têtes par an en France. Puisque vous êtes en train de faire des économies, faites-en là-dessus.
Puisque vous êtes en verve de suppressions, supprimez le bourreau. Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous payerez six cents maîtres d’école.
Songez au gros du peuple. Des écoles pour les enfants, des ateliers pour les hommes. Savez-vous que la France est un des pays de l’Europe où il y a le moins de natifs qui sachent lire ! Quoi ! la Suisse sait lire, la Belgique sait lire, le Danemark sait lire, la Grèce sait lire, l’Irlande sait lire, et la France ne sait pas lire ? C’est une honte.
Allez dans les bagnes. Appelez autour de vous toute la chiourme. Examinez un à un tous ces damnés de la loi humaine. Calculez l’inclinaison de tous ces profils, tâtez tous ces crânes. Chacun de ces hommes tombés a au-dessous de lui son type bestial ; il semble que chacun d’eux soit le point d’intersection de telle ou telle espèce animale avec l’humanité. Voici le loup-cervier, voici le chat, voici le singe, voici le vautour, voici la hyène. Or, de ces pauvres têtes mal conformées, le premier tort est à la nature sans doute, le second à l’éducation.
La nature a mal ébauché, l’éducation a mal retouché l’ébauche. Tournez vos soins de ce côté. Une bonne éducation au peuple. Développez de votre mieux ces malheureuses têtes, afin que l’intelligence qui est dedans puisse grandir.
Les nations ont le crâne bien ou mal fait selon leurs institutions. »
On voit dans ce texte à quel point l’écriture romanesque d’Hugo est intrinsèquement liée à sa pensée politique. Le récit sert ici de point de départ à un discours fortement progressiste qui fait de l’éducation l’une des clés de l’évolution de la société. Hugo est aujourd’hui surtout connu comme un écrivain, un monument littéraire que tout petit Français croisera dans son parcours scolaire. Mais, pour le XIXe siècle, il était aussi un homme politique de premier plan et l’un des pères fondateurs de la Troisième République. La dimension politique des textes de Victor Hugo ne nous saute peut-être plus aux yeux, tant ses idées se sont confondues avec les valeurs portées par l’école républicaine. Pourtant, on a pu voir ces dernières années des écoles fermer et des prisons ouvrir. Et les discours sécuritaires ne cessent de faire resurgir les tentations d’exclure ceux qui ne peuvent se couler dans le moule de la société, souvent du fait d’une situation économique et sociale difficile. Or c’est précisément ce que refusait Hugo. Viscéralement optimiste, il pensait qu’aucun homme n’était mauvais en lui même. À ses yeux, c’est la société qui transformait les hommes en monstres.
Éduquer, envers et contre tout.
Et l’on retrouve ici l’un des personnages les plus célèbres de l’œuvre d’Hugo : Jean Valjean, qui n’est en fait qu’un Claude Gueux qui aura le bonheur de rencontrer un homme bon. L’histoire de Jean Valjean commence elle aussi dans un bagne où il est enfermé pour avoir volé du pain pour sa famille affamée. À sa sortie du bagne, l’ancien travailleur vertueux et courageux est devenu un vrai criminel qui en veut à la société et n’a de cesse de recommencer à voler. Par bonheur, sa route croise celle de l’évêque de Digne, dont l’attitude a de quoi surprendre le lecteur. Il offre avec beaucoup de bonté son hospitalité au forçat : il lui donne un bon repas, le fait manger dans des couverts en argent et lui propose une nuit dans un vrai lit, ce que Jean Valjean n’avait plus eu l’occasion de goûter depuis des dizaines d’années. Pourtant les couverts en argent attisent la convoitise du forçat. Il les vole et s’enfuit. Il est cependant vite arrêté par la police qui le ramène à l’évêque. Celui-ci prétend alors avoir donné les couverts et lui donne, en plus, deux chandeliers. Cette réaction du prêtre pourrait sembler choquante ou incompréhensible à beaucoup : il se laisse voler et favorise encore le voleur ! Mais aux yeux de l’évêque de Digne, son argenterie n’est pas perdue. Il a racheté un homme. La suite du roman lui donne raison. Jean Valjean deviendra un personnage extrêmement positif, seule lueur d’espoir dans la vie des misérables qui croiseront son chemin.
On peut penser que l’on s’est bien éloigné de l’école et qu’il s’agit d’un épisode de roman qui a plus pour but de nous surprendre que de nous apprendre quoi que ce soit. Mais l’importance que Victor Hugo accorde à l’éducation est intimement liée à sa foi en l’homme. À travers le personnage de Jean Valjean, il nous dit que tout homme est éducable et que la société a intérêt à éduquer chacun de ses membres. Il nous pousse à intégrer plutôt qu’à exclure, à investir pour l’avenir plutôt qu’à s’enfermer dans un présent égoïste.
Encore, pour s’attacher à l’essentiel et rejeter l’accessoire
Encore, pour s’attacher à l’essentiel et rejeter l’accessoire, décomposer l’action en plusieurs actes, répartir la tâche entre tous de façon que chacun concoure au but commun, faut-il au chef la capacité d’embrasser les ensembles, d’attribuer aux objets l’importance relative qu’ils méritent, de discerner les enchaînements et les limites. Or, cette aptitude à la synthèse ne vas pas une puissante capacité de réflexion, car on ne peut distinguer les grandes lignes des détails ni comparer les valeurs sans y rassembler tout l’effort de la pensée, de même qu’au stéréoscope on n’aperçoit pas le relief d’une image sans y concentrer la vue. C’est pourquoi tous les grands hommes d’action furent des méditatifs. Tous possédaient, au plus haut degré, la faculté de se replier sur eux-mêmes, de délibérer au-dedans. Tous auraient pu dire, comme Napoléon : « l’homme de guerre doit être capable de considérer fortement et longtemps les mêmes objets sans en être fatigué »
Charles de Gaulle,
Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France.
Sur la pente que gravit la France
Ch de Gaulle
Il est plus facile de sortir de Polytechnique que de l’ordinaire
Il est plus facile de sortir de Polytechnique que de l’ordinaire
Charles de Gaulle
La politique est une action au service d’une idée simple et forte
La politique est une action au service d’une idée simple et forte, non une chorégraphie d’attitudes et de combinaisons menée par un ballet de figurants professionnels
disait le Général de Gaulle.
Citation reprise par Christian Vanneste, député
Georges Clemenceau
Marché mondial des ordinateurs
« Je pense que le marché mondial est capable d’accepter environ cinq ordinateurs ».
Thomas J. Watson, président et PDG d’IBM, vers 1943 (origine non vérifiée).
Tu souffres, cela suffit. Tu m’appartiens et je te soulagerai !
On ne demande pas à un malheureux : de quel pays ou de quelle religion es-tu ? On lui dit : tu souffres, cela suffit. Tu m’appartiens et je te soulagerai !
Louis Pasteur
Les Régions
Instituteur
Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé.
La France
La situation de la France est si grave, qu’il n’y a pas de moyen d’hésiter
Michelet
Le Peuple, 1846
Et ses seins
La Musique
il n’est de désir plus naturel que le désir de connaissance
Philippe Bouvard
car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand
Pauvre élève qui ne surpasse pas son maître.
Codex Forster 66 v
Les gens voient les choses telles qu’elles sont et disent … à quoi bon !
Moi, je pense à des choses qui ne sont pas et me dis … pourquoi pas
JF Kennedy
L’homme de guerre doit être capable de considérer fortement et longtemps les mêmes objets sans en être fatigué
Napoléon
Encore, pour s’attacher à l’essentiel et rejeter l’accessoire, décomposer l’action en plusieurs actes, répartir la tâche entre tous de façon que chacun concoure au but commun, faut-il au chef la capacité d’embrasser les ensembles, d’attribuer aux objets l’importance relative qu’ils méritent, de discerner les enchaînements et les limites. Or, cette aptitude à la synthèse ne vas pas une puissante capacité de réflexion, car on ne peut distinguer les grandes lignes des détails ni comparer les valeurs sans y rassembler tout l’effort de la pensée, de même qu’au stéréoscope on n’aperçoit pas le relief d’une image sans y concentrer la vue. C’est pourquoi tous les grands hommes d’action furent des méditatifs. Tous possédaient, au plus haut degré, la faculté de se replier sur eux-mêmes, de délibérer au-dedans. Tous auraient pu dire, comme Napoléon : « l’homme de guerre doit être capable de considérer fortement et longtemps les mêmes objets sans en être fatigué. »
Charles de Gaulle,
Livre « Fil de l’épée »
Rien ne doit être aussi stable que ce qui sert de mesure à tout le monde.
Montesquieu
Un problème bien posé est à moitié résolu.
Henri Poincaré
Qui se contente est riche
Lao Tseu

